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Retour vers les sixties par Claude Le Nocher

En 1895, l'admirable H.G.Wells imagina "la machine à explorer le temps". Mais nous, lectrices et lecteurs de romans policiers, n'avons aucun besoin d'une machine pour voyager dans le temps. Il nous suffit de choisir un livre datant de telle ou telle époque, et nous voici propulsé vers le passé. Grâce à cette méthode, retournons cette fois dans les années 1960…

PIERRE FORQUIN : " LE PRINTEMPS FAIT TOUJOURS UN PEU MAL "
(Denoël 1962, Crime Club n° 40)

Un village de la vallée du Rhône vers 1960. L'hôtel local avec ses clients attitrés : M. et Mme Martel, un vieux couple, dont l'épouse est fort désagréable ; Mlle Dumaine, une jeune femme d'allure maladive ; Binaze, un bonhomme presque transparent ; Jordille, le marchand de grains, qui ne loge pas là mais y prend ses repas ; Vincent, l'instituteur, qui a sympathisé avec Jordille, et qui est sensible au charme de Mlle Dumaine. Il va même un soir dérober l'écharpe rouge de celle-ci, afin de trouver un prétexte pour engager la conversation. Mais les choses ne se passeront pas du tout comme il le souhaitait.
Mme Rondoux, la pulpeuse patronne de l'hôtel, est retrouvée étranglée alors qu'elle revenait de la gare d'une ville voisine, tandis que son mari allait à sa rencontre. Etranglée avec l'écharpe rouge de Mlle Dumaine ? Impossible, selon Vincent, puisque c'est lui qui possède cet accessoire. Comment faire comprendre au commissaire - sans se dénoncer - qu'il existe deux écharpes identiques ? Rapidement, les plus absurdes rumeurs vont courir à travers la bourgade. Même s'il est fin saoul durant plusieurs jours, Jordille entend ce qui se raconte : Vincent n'était-il pas l'amant de la victime ?
Même dans sa classe, l'instituteur ne se sent pas à l'aise devant ses élèves aux regards accusateurs. N'exprime-t-ils pas là le sentiment de tous les villageois, qui croient tenir le coupable ? Jordille lui-même en est certain, et se dit qu'un suicide de Vincent serait honorable. Le commissaire enquêtera-t-il sur le fils disparu du vieux couple Martel ? Pensera-t-il comme Vincent, que quelqu'un veut du mal à Mlle Dumaine ? A-t-on confondu la victime avec son employée et cousine Rose, qui lui ressemble un peu ? Vincent doit-il suivre le conseil du policier, et parler de ce rendez-vous qu'il a avec Mlle Dumaine ? L'assassin s'y manifestera-t-il ?

ROGER VILARD : " CHANTAGES EN CHAÎNE "
(Fleuve Noir 1969, Spécial Police n°727)

Léon est amoureux de sa jeune et jolie voisine Olga. Mais ce brave Léon n'est pas très beau, souffre d'un léger handicap, et n'est pas très riche, ni courageux. En outre, Olga a pour amant un maquereau minable, Robert (lequel envisage de la mettre bientôt sur le trottoir).
Cette nuit-là, Léon aura un peu de chance : alors qu'il épie sa belle, planqué sur le toit de leur immeuble, il surprend une autre scène. Deux truands partagent le butin d'un coup qu'ils viennent de réussir (en faisant une victime). Mais Charles (l'organisateur) et Dédé (son complice) ne sont pas d'accord. Ils finissent par s'expliquer à coups de couteau. Blessé, Dédé s'enfuit. Il laisse Charles mourrant, lequel s'enferme dans la pièce. Alors, Léon récupère les billets et les brillants. Puis il s'en retourne chez lui. Plus tard, le commissaire et son adjoint établiront une hypothèse (banal règlement de comptes entre truands) qui n'implique nullement Léon. Maintenant riche, celui-ci entreprend de faire des cadeaux à Olga pour la séduire. Pourquoi refuserait-elle ?
Robert, l'amant d'Olga, n'est pas très intelligent. Mais il sait renifler l'argent. Il fait le rapprochement entre le comportement de Léon et la disparition du butin de Charles. Bientôt, il menace le jeune homme pour le faire chanter.
Jacki est un autre maquereau que la police utilise comme indic. Il ne dira pas au commissaire qu'il a vu plusieurs fois Charles en compagnie d'André Horton, dit Dédé. Il a bien compris qu'il pourra tirer partie de la situation en faisant chanter l'intéressé.
Soigné après les coups de couteaux reçus, Dédé n'a qu'un seul but en tête : retrouver " son pognon ". Il repère assez vite Robert, et il finit par comprendre le jeu de celui-ci - sans bien savoir ce que vient faire Léon là-dedans. Supprimer l'indic n'était sans doute pas une bonne initiative. Quant à Léon, en résistant à Robert, il a cru être libre de profiter du fric. Mais Dédé n'est pas loin. Et la police ? Léon est donc en danger : comment s'en sortira-t-il ?

MICHEL LEBRUN : " LA PROIE DU FEU "
(1962, collection Un Mystère n° 613)

Philippe découvre un tableau chez un brocanteur. Une œuvre non signée pas tellement originale (un paysage), mais dont il est certain de connaître l'auteur. Ou plutôt de l'avoir connu, car il a perdu sa trace depuis plusieurs années. Pour retrouver ce peintre, il se lance dans une enquête ayant peu de chance d'aboutir.
Après des investigations vouées à l'échec, il parvient à identifier le décor de ce tableau. Francis - son auteur - est certainement allé sur les lieux. Peut-être se souviendra-t-on de lui ? Non, nul ne peut lui donner de renseignements utiles. Pourtant Philippe trouve une piste qu'il entend exploiter : Francis avait-il pris un autre nom ?
Ce Jacques Leclerc, mari d'Odile Leclerc, c'était sûrement Francis. Il apprend qu'il s'est tué à l'époque dans un accident de voiture. Philippe a besoin d'en savoir plus. Il s'arrange pour rencontrer Odile, prise de contact assez insolite. Puis il espère bien que son charme l'aidera à conquérir le cœur de la jeune femme.
Elle reste plutôt réticente au début. Un peu à cause de Michel, son ami-amant, un peintre possédant un certain talent. Sans doute aussi parce que ses expériences masculines n'ont jamais été une parfaite réussite. Mais Philippe joue l'homme mûr. Cette attitude rassurante donne confiance à odile. Elle se sent protégée.
Michel écarté, Philippe parle de mariage. Quelques semaines à attendre, seulement le temps de régler ses affaires du Canada d'où il revient. Mais Odile commence à se poser des questions : à plusieurs reprises, des inconnus lui donnent à penser que son mari Jacques est revenu. Impossible, puisqu'il est mort.
Cela rend Odile dépressive. Heureusement, Philippe est là pour prendre soin d'elle. Il a même loué une maison à la campagne, afin qu'elle puisse maintenant se reposer. Néanmoins, Philippe veut toujours savoir ce qu'est devenu Francis, le peintre. Il n'a deviné qu'une partie des faits, il veut être sûr. Mais la vérité est parfois dangereuse…

MICHEL COUSIN : " DES IDEES NOIRES "
(1960, collection Un Mystère n° 547)

Le docteur Alain Largier, 35 ans, est dermatologue à Paris. Il connaît un véritable coup de foudre quand une nouvelle patiente, Aurore Vernay, vient le consulter. Son problème n'est que très mineur, mais le médecin a envie de revoir la jeune femme - qui est mariée. Son entreprise de séduction fonctionne d'autant mieux que le mari jaloux est en voyage. Aurore accepte de partir en week-end avec Alain dans la Nièvre, où celui-ci possède une propriété. Le docteur est heureux. Peu avant d'arriver, le couple est à deux doigts de causer un accident mortel. Un ivrogne de la bourgade déambulait de nuit au milieu de la route.
Le lendemain, Alain Largier apprend que cet homme - Costes, un riche propriétaire du secteur - est mort dans un accident cette nuit-là. Le médecin admet publiquement avoir failli renverser Costes. Ce qui attire l'attention de la population, puis des enquêteurs. Le médecin préfère écarter Aurore de cette histoire, et la fait prendre le train pour Paris. Pour le policier Carel, Largier est le meilleur suspect. Quelques troublants indices prouvent que sa voiture est impliquée dans l'accident. Innocent, Alain nie, tentant de trouver une explication. Finalement, il juge nécessaire de contacter son avocat et ami.
Il n'est pas immédiatement inculpé par le juge d'instruction. Mais son avocat lui annonce une drôle de nouvelle : Aurore affirme ne pas connaître Alain, ne rien y comprendre. En effet, le médecin va les voir, elle et son mari. Ce ne sont pas ceux auxquels il a eu à faire. Qu'est-ce que çà signifie ? Une machination contre lui ? Pourquoi ? Il n'a pas d'ennemis. Où est donc " son " Aurore ? Séquestrée quelque part ? Une visite à l'usine de M.Vernay va lui apporter un élément de réponse. Une surveillance en taxi permettra à Alain de localiser celle qu'il cherche. On pourra bientôt reconstituer les faits et les motifs d'une affaire qui aurait pu lui coûter cher…

________________

G.MORRIS-DUMOULIN : " MODESTIE MISE A PART "
(Fleuve Noir 1964, Spécial Police n°417)

Peter Warren, le détective privé venu des Etats-Unis, et qui se plait tellement en France au point d'y poursuivre son activité même si elle n'y est guère valorisée, est appelé par Mme Brévanne pour une discrète enquête. Il n'a pas encore rencontré sa cliente quand il se produit un hold-up chez les Brévanne. On s'empare des bijoux de cette femme. Comme il a un revolver à portée de main, Peter tire sur les voleurs s'enfuyant en voiture. Il est sûr d'en avoir touché un ou deux. Etant donné les circonstances, il repart (après avoir été longuement interrogé par les flics) sans vraiment savoir pourquoi la jeune et belle Agnès Brévanne voulait s'offrir ses services. Il n'allait tout de même pas la mettre dans l'embarras !
Georges Mercier, un jeune copain de Warren, est entre la vie et la mort. Sylvie, sa séduisante sœur, en voudrait mille fois plus à Peter si elle savait que c'est probablement lui qui a tiré sur Georges lors du hold-up. Pour le policier borné, les faits sont là : Georges est impliqué dans l'affaire. Par esprit de contradiction et pour les beaux yeux de Sylvie, le détective affirme le contraire et prétend le prouver. Facile à dire, chevaleresque Peter ! Mais, malgré l'appui de Morel (un policier plus compréhensif que le premier), il faut des preuves indéniables.
Berthe, l'employée de maison, et le secrétaire du patron, Norbert, se sont fait doubler alors qu'ils préparaient le même vol. La belle Agnès Brévanne voudrait savoir qui est l'homme qui la suit depuis plusieurs jours. Un des voleurs, blessé, est un grand amateur de romans policiers ce qui permet de retrouver sa trace. La nuit, les alentours de la Bergerie ne sont pas sûrs. Certains détectives privés, pourtant plus organisés que Warren, sont de vraies crapules. Mais leur secrétaire est si charmante ! Les journaux télévisés ne devraient pas indiquer aux tueurs où est leur victime… L'important n'est-il pas que le brave Peter Warren démontre l'impossible innocence de son ami Georges ? Gare aux coups !

 

 

 

 


 

 

 


CLAUDE LE NOCHER

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