|
Le mythe de Sisyphe deAlbert Camus
| Réalisé par
Elisabeth Doudan |
le 12/03/2010 |
|
Le mythe de Sisyphe est un essai sur la question du suicide vu à travers l’absurde. Pour Camus, c’est la conscience de mener une vie absurde qui pousse des personnes à franchir le pas et se suicider. Mais paradoxalement c’est de vivre cet absurde jusqu’au bout, de le dépasser à tout moment qui permet de vivre pleinement. A travers la première partie, Camus démontre théoriquement, en s’appuyant sur divers courants philosophiques comment l’absurde gouverne toute chose, toute pensée : tout est absurde. Dans la seconde partie, à travers trois modèles, Don Juan, le comédien et le conquérant, Camus démontre qu’en ne reniant pas cet absurde mais au contraire en en faisant un art de vivre, en le sublimant on parvient à le dépasser et profiter de la vie pleinement. Dans la troisième partie, Camus s’appuie sur les auteurs pour montrer que du côté de l’auteur comme de celui du personnage, l’absurde est toujours présent mais là aussi il convient de le dépasser. La leçon de cet essai est avant tout que le suicide n’est pas la solution à l’absurdité de la vie. Face à l’absurde, il faut se battre, se révolter et continuer jour après jour…
Ce texte n’est pas facile à lire, faisant référence à de nombreux courants de pensées de nombreuses œuvres. Ne les connaissant pas toutes parfaitement, une grande partie de la réflexion nous échappe mais cela nous amène malgré tout à nous interroger sur le sens que nous donnons à notre vie, à regarder d’un autre œil les œuvres que nous lisions avant sans arrière-pensées. Ca donne envie de relire ces textes sous ce nouvel éclairage. Je pense que le mythe de Sisyphe n’est pas un livre qu’on oublie, il nous amène à réfléchir et nécessitera plusieurs lectures afin d’en comprendre le sens profond. C’est un ouvrage essentiel dans l’œuvre de Camus à mettre en lien avec ses romans comme L’étranger entre autres….
|
Le mythe de Sisyphe deAlbert Camus
| Réalisé par
Elisabeth Doudan |
le 12/03/2010 |
|
Le mythe de Sisyphe est un essai sur la question du suicide vu à travers l’absurde. Pour Camus, c’est la conscience de mener une vie absurde qui pousse des personnes à franchir le pas et se suicider. Mais paradoxalement c’est de vivre cet absurde jusqu’au bout, de le dépasser à tout moment qui permet de vivre pleinement. A travers la première partie, Camus démontre théoriquement, en s’appuyant sur divers courants philosophiques comment l’absurde gouverne toute chose, toute pensée : tout est absurde. Dans la seconde partie, à travers trois modèles, Don Juan, le comédien et le conquérant, Camus démontre qu’en ne reniant pas cet absurde mais au contraire en en faisant un art de vivre, en le sublimant on parvient à le dépasser et profiter de la vie pleinement. Dans la troisième partie, Camus s’appuie sur les auteurs pour montrer que du côté de l’auteur comme de celui du personnage, l’absurde est toujours présent mais là aussi il convient de le dépasser. La leçon de cet essai est avant tout que le suicide n’est pas la solution à l’absurdité de la vie. Face à l’absurde, il faut se battre, se révolter et continuer jour après jour…
Ce texte n’est pas facile à lire, faisant référence à de nombreux courants de pensées de nombreuses œuvres. Ne les connaissant pas toutes parfaitement, une grande partie de la réflexion nous échappe mais cela nous amène malgré tout à nous interroger sur le sens que nous donnons à notre vie, à regarder d’un autre œil les œuvres que nous lisions avant sans arrière-pensées. Ca donne envie de relire ces textes sous ce nouvel éclairage. Je pense que le mythe de Sisyphe n’est pas un livre qu’on oublie, il nous amène à réfléchir et nécessitera plusieurs lectures afin d’en comprendre le sens profond. C’est un ouvrage essentiel dans l’œuvre de Camus à mettre en lien avec ses romans comme L’étranger entre autres….
|
Des fleurs pour Algernon deDaniel Keyes
| Réalisé par
Christelle Gaté |
le 12/03/2010 |
|
Charlie Gordon, la trentaine, est déficient intellectuel. Il travaille dans une boulangerie où il est employé pour réaliser les basses besognes. Il évolue dans un univers où il a l’impression d’avoir de nombreux amis qui rient beaucoup avec lui, sans se rendre compte qu’ils rient de lui. Jusqu’au jour où une opération miraculeuse, déjà testée avec brio sur une souris de laboratoire, Algernon, lui permet de devenir de plus en plus intelligent et d’atteindre un QI de 185. Il découvre alors l’amour avec Alice Kinnian, sa formatrice au cours d’adultes attardés où il se rendait auparavant pour apprendre à lire et à écrire. Mais un beau matin, Algernon régresse…
Le livre débute par un très bel extrait de « La République » de Platon qui décrit le trouble qui peut saisir l’âme quand elle passe de l’obscurité à la lumière, ou inversement, de la lumière à l’obscurité. C’est exactement ce qui va arriver à Charlie Gordon, le passage de l’ignorance et de l’arriération mentale vers l’état le plus extrême de connaissances et d’intelligence, puis la phase de déclin.
L’auteur fait usage d’un procédé stylistique habile pour retracer ces deux phases : il expose les plus intimes pensées de Charlie en le faisant parler lui-même, sous forme de comptes-rendus que les psychochirurgiens lui demandent afin de suivre sa progression. Au départ, l’orthographe est maladroite, hésitante, la syntaxe et le vocabulaire simples, avec beaucoup d’erreurs. Les dix premières pages en sont rendues d’autant plus difficiles à lire, ce qui confère au roman, au départ, un caractère un peu abrupt. Mais cet effet s’estompe rapidement, au fur et à mesure que Charlie gagne en intelligence : le vocabulaire s’étoffe et s’enrichit, les fautes d’orthographe disparaissent, le propos et les réflexions sont soutenues. Un bel exercice de style en somme !
Ce roman de science-fiction (science-fiction, non pas au sens de grands voyages intergalactiques ou présence d’extra-terrestres, mais parce que l’opération qui permet de voir croître l’intelligence n’existe pas) aborde un grand débat qui anime le monde de la psychologie, concernant l’intelligence et le QI : peut-on guérir d’un handicap intellectuel, peut-on gagner en QI, en « musclant » son intelligence, à force d’entraînement et en étant un peu aidé par une opération miraculeuse ? C’était là tout l’espoir de la mère de Charlie qui a passé une bonne partie de sa vie à consulter des charlatans en tous genres, dans l’espoir de ramener son fils vers la normalité. Quand elle a compris que son espoir était vain, elle a alors décidé de s’en débarrasser, puis de l’oublier.
La scène des retrouvailles de Charlie avec sa mère – tant attendue et tant redoutée – est incontournable et s’avère très émouvante. L’auteur – qui est chercheur universitaire en psychologie – analyse avec finesse l’évolution de l’état psychique – tant intellectuel qu’émotionnel – de Charlie : si le jeune homme voit son intelligence croître considérablement, le côté affectif ne suit pas, Charlie restant marqué par son enfance, ses blessures narcissiques, et sa relation pathologique avec sa mère.
Daniel Keyes délivre un message à travers son roman : le surcroît d’intelligence peut transformer de manière irréversible la personnalité, pas forcément de façon positive : le Charlie d’avant l’opération était peut-être déficient intellectuel, mais il avait une grande bonté d’âme, qu’il a perdue après l’opération. J’ai ressenti beaucoup d’attachement pour Charlie et ai été très touchée par sa destinée.
J’ai vraiment aimé cette belle fable, à la fois psychologique mais aussi philosophique, en témoigne l’incipit dédié à un extrait d’œuvre de Platon. Une fable profonde, mais éprouvante, intellectuellement et émotionnellement. Une fable qui nous fait réfléchir sur le sens de la différence, de l’altérité, du handicap (soit par arriération, soit par trop grand génie).
|
|